Julien Landfried, candidat PS-MRC dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine


Non, Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy n'a pas su faire face à la crise!


Rédigé par le Lundi 23 Avril 2012 à 13:08



Sur son blog, Patrick Devedjian indique, en dépit de la perte de 4 303 voix pour Nicolas Sarkozy entre 2012 et 2007 sur l'ensemble de la circonscription, que celui-ci "a obtenu, sur les quatre villes de notre circonscription, des résultats globalement encourageants" et appelle "à mobiliser un maximum de personnes pour voter le dimanche 6 mai en faveur de Nicolas Sarkozy".

Il déclarait la veille, que "Sarkozy a une crédibilité dans le domaine" [de la crise] et qu'il devait axer sa campagne de second tour sur ce thème. Chiche ! Sur ce sujet, nous sommes tout prêts à débattre! Le bilan économique de Nicolas Sarkozy est mauvais: un million de chômeurs en plus, une dette publique qui s'est creusée de manière abyssale, l'investissement en panne, une perte de compétitivité dramatique sur fond de désindustrialisation galopante. La relance dont Nicolas Sarkozy se targuait d'être le vecteur a fait long feu, et avec lui le "ministère de la relance" dont Patrick Devedjian a été l'éphémère et unique titulaire.

Face à la crise, c'est une nouvelle politique européenne qui s'impose, comme le propose François Hollande. C'est une reconquête de notre industrie avec une nouvelle politique industrielle. C'est la mise sous contrôle de la finance et sa contribution à l'investissement grâce à l'épargne des Français.

Nicolas Sarkozy n'a bien sûr pas été à l'origine de la crise, mais sa politique l'a aggravée. Lui et ses amis rêvaient, avant 2007, d'importer en France un modèle purement libéral, celui de la droite "décomplexée" avec l'argent. Patrick Devedjian, au RPR d'abord, à l'UMP ensuite, aura été l'un des agents de cette reconversion idéologique qui souhaitait en finir avec tout ce que la gauche et le gaullisme avaient réussi à opposer au monde de l'argent. Nicolas Sarkozy, et Patrick Devedjian avec lui, a été pris à contre-pied par la crise. Il n'avait pas anticipé la crise du capitalisme financier pas plus que les conséquences de la désindustrialisation de l'économie française sur le financement de sa protection sociale et de son Etat.

Le quinquennat passé aura été un quinquennat perdu pour l'économie française. Pour renouer avec une politique plus ambitieuse sur le plan économique, au service des entrepreneurs et des salariés et non des rentiers, il faudra changer de politique économique.

C'est l'ambition que porte François Hollande et c'est le chemin qu'il a tracé pour la France.





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DENIS PESCHANSKI
58 ans, historien, directeur de recherche au CNRS
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