Les Hauts-de-Seine, un bastion inattaquable de l'UMP ? L'élection de François Hollande a, semble-t-il, changé la donne. Julien Landfried, candidat MRC soutenu par le PS dans la 13e circonscription du 92, ne dira pas le contraire. Face à « l'institution » Devedjian, ce proche de Jean-Pierre Chevènement veut croire en ses chances.
France-Soir. Vous vous présentez dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine face à Patrick Devedjian, élu depuis 1986. Sur le papier, cette élection est-elle ingagnable ?
Julien Landfried. Au contraire. On a bon espoir de faire un bon score et même de gagner. François Hollande a été majoritaire dans trois villes sur quatre dans la circonscription où je me présente : Antony, Bourg-la-Reine et Châtenay-Malabry. Seul Sceaux reste majoritairement à droite mais avec une forte poussée de la gauche. Ce n'est pas la feuille de papier à cigarette qui sépare Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy qui va lui permettre de se différencier de la politique menée par l'ancien président.
Comment ?
Cela passe par une campagne de mobilisation. Si tous les électeurs de François Hollande se déplacent pour les législatives, je serai élu. J'utilise tous les leviers employés durant la présidentielle et notamment le porte-à-porte. L'objectif est, le vendredi avant le 1er tour des législatives, d'avoir frappé à 5.000 portes. Il devrait être atteint puisque nous en sommes déjà à 2.500.
France-Soir. Vous vous présentez dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine face à Patrick Devedjian, élu depuis 1986. Sur le papier, cette élection est-elle ingagnable ?
Julien Landfried. Au contraire. On a bon espoir de faire un bon score et même de gagner. François Hollande a été majoritaire dans trois villes sur quatre dans la circonscription où je me présente : Antony, Bourg-la-Reine et Châtenay-Malabry. Seul Sceaux reste majoritairement à droite mais avec une forte poussée de la gauche. Ce n'est pas la feuille de papier à cigarette qui sépare Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy qui va lui permettre de se différencier de la politique menée par l'ancien président.
Comment ?
Cela passe par une campagne de mobilisation. Si tous les électeurs de François Hollande se déplacent pour les législatives, je serai élu. J'utilise tous les leviers employés durant la présidentielle et notamment le porte-à-porte. L'objectif est, le vendredi avant le 1er tour des législatives, d'avoir frappé à 5.000 portes. Il devrait être atteint puisque nous en sommes déjà à 2.500.
Les électeurs vous paraissent démobilisés ?
Les gens ont été saturés d'informations durant la campagne présidentielle. Aujourd'hui, ils manquent d'informations. Certains ne savent pas que les élections législatives ont lieu les 10 et 17 juin. Et puis, les électeurs qui ont choisi François Hollande et qui ne voient plus Nicolas Sarkozy tous les soirs à la télévision ont un peu l'impression que c'est déjà gagné...
Si plusieurs circonscriptions des Hauts-de-Seine passent à gauche, cela entrera en contradiction avec les propos de Pascal Buchet, patron du PS du département, qui qualifie 92 d' « anomalie démocratique ».
Je ne sais pas ce que Pascal Buchet a voulu dire par là. Ce qui est sûr c'est qu'on est en train d'assister à une forme de normalisation des Hauts-de-Seine. D'autant que la droite risque d'être démobilisée pour ces élections. Des villes comme Antony, Bourg-la-Reine et Châtenay-Malabry sont tout à fait gagnables par la gauche dans deux ans (lors des élections municipales, NDLR).
L'UMP avance le spectre d'un « État PS » en cas de victoire de la gauche aux législatives...
C'est un argument qui ne va pas porter. Déjà parce que l'idée d'une cohabitation fait fi des promesses de François Hollande de respecter les contre-pouvoirs. Et puis je ne suis pas sûr que les Français veuillent d'une cohabitation. Ils ne comprendraient pas que l'on soit dans une situation d'empêchement.
Comment jugez-vous les premières semaines du nouveau président et de son gouvernement ?
Positivement. Il a commencé à appliquer son programme de moralisation de la vie politique, notamment en baissant les salaires du président et des ministres. C'est une mesure qui est très appréciée sur le terrain. Au niveau diplomatique, il a déjà réussi à faire bouger les lignes au niveau européen ou lors des sommets du G8 et de l'OTAN.
Le Mouvement Républicain et Citoyen auquel vous appartenez n'est pas représenté au gouvernement alors même que Jean-Pierre Chévènement, son président, avait largement soutenu François Hollande durant la présidentielle...
Jean-Marc Ayrault a indiqué que le gouvernement aurait vocation à s'élargir. La logique veut qu'après les législatives, des élus MRC fassent leur entrée au gouvernement.
Propos recueillis par Sylvain Chazot
Source: France Soir
Les gens ont été saturés d'informations durant la campagne présidentielle. Aujourd'hui, ils manquent d'informations. Certains ne savent pas que les élections législatives ont lieu les 10 et 17 juin. Et puis, les électeurs qui ont choisi François Hollande et qui ne voient plus Nicolas Sarkozy tous les soirs à la télévision ont un peu l'impression que c'est déjà gagné...
Si plusieurs circonscriptions des Hauts-de-Seine passent à gauche, cela entrera en contradiction avec les propos de Pascal Buchet, patron du PS du département, qui qualifie 92 d' « anomalie démocratique ».
Je ne sais pas ce que Pascal Buchet a voulu dire par là. Ce qui est sûr c'est qu'on est en train d'assister à une forme de normalisation des Hauts-de-Seine. D'autant que la droite risque d'être démobilisée pour ces élections. Des villes comme Antony, Bourg-la-Reine et Châtenay-Malabry sont tout à fait gagnables par la gauche dans deux ans (lors des élections municipales, NDLR).
L'UMP avance le spectre d'un « État PS » en cas de victoire de la gauche aux législatives...
C'est un argument qui ne va pas porter. Déjà parce que l'idée d'une cohabitation fait fi des promesses de François Hollande de respecter les contre-pouvoirs. Et puis je ne suis pas sûr que les Français veuillent d'une cohabitation. Ils ne comprendraient pas que l'on soit dans une situation d'empêchement.
Comment jugez-vous les premières semaines du nouveau président et de son gouvernement ?
Positivement. Il a commencé à appliquer son programme de moralisation de la vie politique, notamment en baissant les salaires du président et des ministres. C'est une mesure qui est très appréciée sur le terrain. Au niveau diplomatique, il a déjà réussi à faire bouger les lignes au niveau européen ou lors des sommets du G8 et de l'OTAN.
Le Mouvement Républicain et Citoyen auquel vous appartenez n'est pas représenté au gouvernement alors même que Jean-Pierre Chévènement, son président, avait largement soutenu François Hollande durant la présidentielle...
Jean-Marc Ayrault a indiqué que le gouvernement aurait vocation à s'élargir. La logique veut qu'après les législatives, des élus MRC fassent leur entrée au gouvernement.
Propos recueillis par Sylvain Chazot
Source: France Soir

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